Vojni Muzej à Belgrade – Musée militaire de la forteresse Kalemegdan

    1369

    Vojni Muzej à Belgrade – Musée militaire de la forteresse Kalemegdan

    Lors d’une visite de la forteresse Kalemegdan, au coeur du centre historique de Belgrade, on découvre un musée digne d’intérêt : le musée militaire de Kalemegdan : Vojni Muzej. Ce musée militaire, érigé dans le bâtiment d’une ancienne caserne autrichienne, raconte une grande partie de l’histoire des armes et des armées de la Serbie, depuis la période ottomane et austro hongroise, jusqu’aux guerres mondiales et aux partisans de Tito… Le guide Belgrade tourisme d’Ideoz vous éclaire sur ce site à découvrir!

    Lors d’une balade à Kalemegdan avec mon fils, qui est un féru d’armements, comme tous les garçons de son âge, nous avons décidé de nous rendre au Musée militaire, situé en plein milieu du parc, se trouvant au bord de l’enceinte de la cité haute. Je dois avouer que ce genre de visite n’est pas vraiment mon truc, étant profondément contre tout genre de violence, mais je suppose que cela fait partie de la jeunesse de tout garçon qui se respecte… De même, c’est le prix qui m’a aussi décidé de le faire – peu élevé, cela n’est pas vraiment une grosse dépense qui me servirait en quelque sorte d’excuse pour ne pas y aller…!

    De toute façon, l’accès y est facile – les chemins principaux menant à la Cité haute de la forteresse se rejoignent à proximité, et sont accessibles même pour des personnes à mobilité réduite. Bien sur, pour y aller, il faut donc se rendre à Kalémegdan, que l’on prenne le bus, le tramway ou le trolley, ou en prenant la rue piétonnière Knez Mihailova, l’accès de ce côté là étant de loin le plus court.

    La visite (ou comment passer d’une époque à l’autre en une heure et demie)

    L’intérieur est divisée en plusieurs sales, mais pour ma part, je pense que le mieux est de diviser le musée en trois époques distinctes: les armements avant les Guerres mondiales, couvrant en grande partie l’époque Ottomane, la Deuxième guerre mondiale et les partisans de Tito, et finalement, les armements de nos jours.

    La première « époque » touche légèrement les quelques restes des temps lointains, mais s’axe surtout sur le temps des Turcs – costumes multicolores, drapeaux superbement conservés, ainsi que des armements datant du XVII et XVIII siècle, dont certains aux allures de bijoux, sont joliment exposés. A voir aussi, un fragment de la « tour des cranes » – une tour entièrement construite de cranes de soldats tombés dans les affrontements entre les Ottomans et les autochtones…

    La Deuxième Guerre est celle qui est, de par le nombre des objets exposés, la mieux présentée – ce qui est compréhensible, vu que le musée a vu son apogée dans les temps de Tito – documents, drapeaux, armes… et bien sur des reconstructions – maquettes, faites de façon très détaillée. Bien sur, on y trouvera également des effets personnels des soldats allemands et partisans… Mon fils s’y extasie… mais moi… bof.

    C’est la troisième partie qui fait l’orgueil du musée de nos jours – les bombardements de l’OTAN y sont présentés. Bien sur, mon fils n’a pas trop compris comment ces filaments en graphite, les fameuses « bombes de graphite » on pu causer autant de dommages au système électrique du pays, et il a fallu le lui expliquer longuement. Les bombes à l’uranium appauvri, qui ont causé d’immenses problèmes sanitaires dont les effets durent encore aujourd’hui dans certaines régions, sont là aussi… sans oublier les nombreuses bombes à défragmentation, qui l’ont attirées, de par leur jolie couleur – ce sont comme de petites canettes que les avions jetaient en pluie sur le territoire. Ingénieux et affreux… cette petite bombe n’explose pas avant qu’on la touche – mais à ce moment là, elle se désintègre et blesse ou tue dans un radius assez impressionnant. Leurs jolies couleurs font d’ailleurs que ce soient surtout les enfants qui en tombent comme victimes, d’où une initiative (partiellement infructueuse) de les faire interdire. Bien sur, on y verra aussi quelques photos des avions « stealth F117 » (l’invisible) et F16 – abattus pendant les bombardements, dont on peut voir les restes dans un autre musée, celui de l’aéronautique, situé tout près de l’aéroport de Belgrade, ainsi qu’une Jeep Hammer, prise à la même époque, quand des soldats américains se sont perdus dans les montagnes serbes.

    Tous les objets sont présentés de façon sobre, étant, en quelque sorte, suffisantes à elles mêmes, éclairées de manière suffisante, et je trouve que toutes les époques créent une entité harmonieuse – si l’on peut parler de harmonie quand on parle de guerre. Les écriteaux explicatifs sont brefs mais pertinents, et traduits en anglais, permettant de passer d’une « époque » à l’autre, de façon compréhensive même pour un garçon de dix ans. Nous n’avons pas bénéficié de visite guidée, mais il est possible de demander des renseignements au monsieur qui vend des billets, apparemment grand enthousiaste.

    Vous comprendrez… ceci est un musée bien organisé, possédant des collections assez impressionnantes… pour ceux qui sont attirés par ce genre de vestiges, par l’histoire de la guerre.

    source : voyages.ideoz.fr