LA BEAUTÉ MÉLANCOLIQUE DES TERRAINS DE BASKET DE L’EX-YOUGOSLAVIE

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    L’ex-Yougoslavie et les Balkans en général forment une des entités géographiques les plus complexes du monde. Dans un tumulte d’ethnies, de religions, de conflits, de rancoeurs et d’amitiés entre les peuples, tous différents, un seul élément fédérateur émerge réellement : un amour pour le basket unanime et inconditionnel. La meilleure illustration récente de cette passion reste à ce jour la médaille d’argent remportée par la Serbie aux Jeux olympiques de Rio, en 2016, ou la présence de joueurs tels que Nikola Jokic (Denver Nuggets) ou du Croate Dario Saric (76ers) en NBA. Les années passent, mais la région reste toujours l’un des principaux pourvoyeurs de talents pour le basket mondial, les jeunes ayant de nombreux exemples et autres sources d’inspiration sur lesquelles s’appuyer avant de se lancer dans ce sport : Vlade Divac, Dražen Petrović, ou encore Toni Kukoč.

    J’ai passé l’été 2016 à arpenter les playgrounds du coin, des petites villes de Bosnie jusqu’à la forteresse de Belgrade. Voici quelques photos documentant ce voyage, et les quelques paniers que j’ai trouvés sur mon chemin.

    Ljubljana (Slovénie)

    Banja Luka, capitale de la République Srpska, l'une des deux entités administratives qui constituent la Bosnie-Herzégovine.

    Sarajevo, Bosnie Herzégovine – des teams de joueurs posent dans le quartier de Bjelave.

    Trebinje, Bosnie-Herzégovine – une petite ville du sud du pays qui a vu naître Dejan Bodiroga, l'une des légendes du basket serbe. Il tient d'ailleurs ici un centre d'entraînement pour les jeunes.

    Perast, Monténégro.

    Rumenka, Serbie.

    Ces terrains jouxtent le Parc Kalemgdan et la célèbre forteresse de Belgrade.

    Novi Sad, Serbie – un panier installé dans une ferme en périphérie de la ville.

    Niš, Serbie – Ces terrains ont été construits devant les murs du camp de concentration de Crveni Krst, où 10 000 personnes ont perdu la vie pendant l'occupation allemande.

    Toutes les photos sont de Ryan Sidhoo

     

    source : vice sports