Emir Kusturica sur la résolution anti-Sputnik: «la vérité n’a jamais été de la propagande»

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    Dans une interview accordée à Sputnik, le réalisateur serbe Emir Kusturica a déclaré que la résolution contre les médias russes, adoptée récemment par le parlement européen, reflétait la panique déclenchée en Europe après le changement d’élite politique aux États-Unis.

    Le réalisateur serbe Emir Kusturica a confié à Sputnik qu’après la victoire de Donald Trump aux élections américaines, une panique s’est déclenchée en Europe. Selon lui, elle se traduit notamment dans la résolution du Parlement européen contre les médias russes.

    D’après le cinéaste, cette panique est due à l’apparition de la nouvelle élite politique qui n’a pas trouvé de terrain d’entente avec son prédécesseur contrôlé par les Clinton et le milliardaire George Soros.  « S’il n’y avait pas eu cette panique qui s’est produite après le changement du „maître“, qui, apparemment, va se conduire autrement, j’aurais pu accepter leur idée qu’ils sont vraiment contre ceux qui disent la vérité et qui, selon leur logique, se transforment en un centre de propagande. Mais la vérité n’a jamais été de la propagande.

    « L’idée d’accuser RT et Sputnik de propagande, c’est comme si Pinocchio accusait son créateur de mentir. L’idée de comparer deux bons et jeunes médias avec Daech pèche par manque d’explication. Qui a vraiment crée Daech, l’Est, l’Ouest ou cette organisation indépendante? », a-t-il ajouté. Le Parlement européen a adopté, le 23 novembre, une résolution prévoyant des mesures destinées à limiter l’activité des médias russes en Europe. 691 députés ont pris part au vote. 304 personnes ont voté pour, 179 contre et 208 députés se sont abstenus. Le document affirme que la Russie promeut une propagande hostile contre l’Union européenne et nomme les principaux médias qui menacent, selon le Parlement européen, l’UE et ses partenaires de l’Europe de l’Est. Il s’agit de l’agence de presse Sputnik, de la chaîne de télévision RT, de la fondation « Le monde russe » et de l’agence fédérale russe « Rossotroudnitchestvo ».

    De plus, la résolution accuse Moscou pour son prétendu soutien financier aux partis politiques et aux organisations d’opposition dans les États membres de l’UE. Suite à l’adoption du document, la rédactrice en chef de Sputnik Margarita Simonyan a fait appel à des organisations internationales telles que l’Onu, l’Unesco, l’OSCE et Reporters sans frontières afin de leur demander de mettre un terme aux restrictions à la liberté des médias dans l’UE et visant à suspendre les activités de Sputnik et de RT en Europe. Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l’application Telegram sur n’importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

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