Fitch relève d’un cran la note de la Serbie

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Les agences de notation financière Fitch Ratings et Standards and Poor’s ont relevé vendredi la note de la dette de la Serbie qui passe de « BB- » à « BB », notant l’amélioration des finances publiques et de la viabilité de la dette publique.

Cette notation est assortie d’une perspective stable. « En 2017, la Serbie a continué à faire mieux que ses objectifs en matière de déficit budgétaire », explique Fitch qui anticipe un excédent représentant 0,5% du Produit intérieur brut (PIB) 2017, « le premier depuis 2005 ». La dette publique devrait s’établir à 63,6% du PIB cette année et tomber à 62,1% en 2018 avant 60,6% l’année suivante contre un pic de 74.6% enregistré en 2015, estime en outre Fitch.

Le gouvernement s’était engagé dans un important programme de réformes économiques, soutenu par le Fonds monétaire international (FMI). « Parallèlement à la croissance des exportations, nous observons une diminution des risques externes », a commenté de son côté S&P qui anticipe comme Fitch une croissance plus forte pour les toutes prochaines années. Fitch s’attend ainsi à une expansion de 3% du PIB en 2018 et de 3,3% en 2019 contre 1,9% cette année. L’activité économique est soutenue par une demande intérieure, un environnement favorable et une croissance des exportations. La croissance en 2017 avait été en partie contrariée par la météo qui a affecté le secteur agricole au premier semestre combiné à un ralentissement du secteur de l’énergie. Pour autant, des salaires dynamiques ont soutenu la consommation au second semestre. Le FMI avait annoncé début novembre avoir accordé un prêt de 119,4 millions d’euros à la Serbie, constatant lui aussi la poursuite d’une « solide performance économique » même s’il relevait une faiblesse persistante du secteur public.

Ce prêt a été accordé dans le cadre d’un plan triennal qui doit s’achever en février prochain et qui prévoyait un crédit de 1,2 milliard d’euros accordé à titre de « précaution » pour accompagner un programme de réformes.

source : lefigaro.fr

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